Turquie : un État pivôt à la recherche d'un statut régional
Dotée d’un régime démocratique stable, d’une économie dynamique, d’une armée moderne, d’un attrait culturel certain héritée d’un passé glorieux, la Turquie s’est imposé depuis l’avènement du gouvernement AKP comme un soft power particulièrement entreprenant dans son voisinage eurasiatique. En effet,...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2014
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dotée d’un régime démocratique stable, d’une économie dynamique, d’une armée moderne, d’un attrait culturel certain héritée d’un passé glorieux, la Turquie s’est imposé depuis l’avènement du gouvernement AKP comme un soft power particulièrement entreprenant dans son voisinage eurasiatique. En effet, ce pays est un cas unique auxquels l’histoire, la culture, le mode de vie la rattachent à deux mondes, l’Europe et l’Asie, l’Occident et l’Orient. Héritière de l’Empire ottoman, la Turquie entend « capitaliser » sa position au carrefour de l’Europe et de l’Asie en rampant avec la politique traditionnelle des liens exclusifs avec « l’euro-atlantisme » dont les résultats lui paraissent pour le moins décevants (adhésion toujours attendue à l’Union européenne). C’est ce statut d’« État-pivot » entre l’Europe occidental, le monde arabe et l’Asie centrale dont la Turquie a fait un atout qui imprègne la nouvelle diplomatie « néo-ottomanienne ». Mais, cette « échappée orientale » ne s’est pas déployée sans difficultés comme l’illustrent ses démêlés dans les conflits du Moyen-Orient. |
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