La géopolitique de l'Asie-Pacifique et l'émergence de la Chine
Astucieusement, les États-Unis ont célébré la fin de la Guerre froide comme la « fin de l’histoire » et la fin de la géographie. Mais de telle manière qu’aucune théorie ne tient en dehors de la pratique, qu’aucune stratégie ne tient en dehors de la géographie. En d’autres termes, la mondialisation n...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2014
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Astucieusement, les États-Unis ont célébré la fin de la Guerre froide comme la « fin de l’histoire » et la fin de la géographie. Mais de telle manière qu’aucune théorie ne tient en dehors de la pratique, qu’aucune stratégie ne tient en dehors de la géographie. En d’autres termes, la mondialisation n’a pas détaché les interactions des États de la géographie. Et dans le moment unipolaire, la mondialisation consiste à redéfinir l’ordre international de manière à préserver leur primauté. Et dans cette entreprise hégémonique, certaines régions sont plus critiques que d’autres. La conception américaine de la sécurité nationale, axée sur la centralité stratégique de l’Eurasie, est basée sur des impératifs à la fois géopolitiques et géoéconomiques. Le besoin stratégique de prévenir tout rival de dominer les principaux centres économiques de pouvoir a été couplé à l’impératif politique de projeter le modèle américain. La grande stratégie des États-Unis se résume ainsi à la centralité de leur domination de l’ordre international, le recours au principe de l’ouverture intégrationniste du reste monde, l’entretien de leur supériorité militaire, l’extension de leur engagement international et la vitalité de leur leadership mondial. Aujourd’hui, s’il y a une région où le projet américain risque de pâtir c’est bien dans l’Asie-Pacifique. |
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