Révolutions arabes : l'Histoire continue
La chute en 2011 des dictatures en Tunisie, en Égypte et en Libye ouvre une nouvelle ère qui signe la fin d’un cycle historique « de stabilité autoritaire » et d’une prétendue « exception arabe » à laquelle la région semblait vouée. Le souffle qui a embrasé la rive Sud et Est de la Méditerranée s’es...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2014
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La chute en 2011 des dictatures en Tunisie, en Égypte et en Libye ouvre une nouvelle ère qui signe la fin d’un cycle historique « de stabilité autoritaire » et d’une prétendue « exception arabe » à laquelle la région semblait vouée. Le souffle qui a embrasé la rive Sud et Est de la Méditerranée s’est traduit par un processus révolutionnaire dans les trois pays cités, mettant en relief les spécificités du cadre national. Trois ans après, il apparaît que les pouvoirs en place, engagés dans des transitions politiques mouvementées, font face, avec des fortunes diverses, aux frustrations démocratiques et économiques qui ont été au cœur de ce réveil arabe. Les événements redéfinissent le rôle des acteurs politiques, celui des islamistes qui aujourd’hui marquent le pas, la place des acteurs de la société civile – l’armée en Égypte, le syndicat UGTT en Tunisie, les milices armées en Libye. Si l’on constate des avancées notables en matière de protection des droits et des libertés démocratiques, notamment en Tunisie, l’ancrage démocratique de ces pays est lié à la résolution des graves problèmes économiques et sécuritaires qui les affectent. Les transformations en cours sur la rive Sud de la Méditerranée, d’une portée considérable et au processus incertain, obligent à réviser les paradigmes de notre politique extérieure dont la Méditerranée à coup sûr, constitue un enjeu prioritaire. |
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