État-providence, géopolitique de la crise, souveraineté
L’État providence est une création du capitalisme occidental. Chaque crise économique, depuis un siècle, a renforcé l’emprise et la légitimité de systèmes étendus de protection sociale. Le propre de la crise actuelle est au contraire d’en questionner les fondements. La crise européenne est en effet...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2013
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’État providence est une création du capitalisme occidental. Chaque crise économique, depuis un siècle, a renforcé l’emprise et la légitimité de systèmes étendus de protection sociale. Le propre de la crise actuelle est au contraire d’en questionner les fondements. La crise européenne est en effet une crise de la dette souveraine. Face à une obligation de retour à l’équilibre des comptes publics, les réponses politiques ont été jusqu’à présent d’organiser une déflation salariale et/ou de réduire des dépenses sociales. Cette situation pose évidemment des questions de cohésion sociale dans chacun des pays concernés. Mais la crise de la dette porte également des conséquences géopolitiques considérables : d’abord parce qu’elle sape le paradigme de solidarité européenne ; ensuite parce qu’elle révèle que les créanciers émergents ne veulent plus financer un système d’État-providence dont leurs citoyens ne bénéficient pas. L’État-providence est à la fois un marqueur de civilisation et un enjeu de souveraineté en Europe. Sa préservation est impérative, mais elle réclame une confrontation hardie avec les réalités de la démographie, des technologies et des rapports de force géopolitiques. Cet article repose sur des idées discutées dans le cours de finance créé à l’École polytechnique avec le Professeur Alfred Galichon. |
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