Quand l’historien masque que la norme fabrique le crime…
L’un des plus anciens sur le continent européen et poursuivi pendant un siècle et demi, le registre établi à partir de 1314 par l’official (juge ecclésiastique) de Cerisy-la-Forêt, en Normandie, est un document exceptionnel qui fournit un riche matériau. Des dizaines de juristes ou historiens y ont...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2018
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’un des plus anciens sur le continent européen et poursuivi pendant un siècle et demi, le registre établi à partir de 1314 par l’official (juge ecclésiastique) de Cerisy-la-Forêt, en Normandie, est un document exceptionnel qui fournit un riche matériau. Des dizaines de juristes ou historiens y ont eu recours et il est le seul à avoir bénéficié, dès le xixe siècle, d’une édition complète. Le registre original détruit en 1944, tous les travaux d’historiens se sont fondés sur l’édition, dont les attendus méthodologiques n’ont pourtant jamais été questionnés. L’article étudie la manière dont cette édition a été réalisée et la replace dans une histoire sociale des pratiques de l’érudition de la seconde moitié du xixe siècle. Il soulève non seulement le problème de la fidélité ou des éventuelles erreurs de lecture mais surtout celui des déformations de sens qu’engendrent les choix volontaires, négligés des historiens qui y ont lu des pratiques déviantes là où c’était l’official lui-même qui produisait la déviance. |
|---|