La pathologisation de l’activisme radical
L’article, qui s’appuie sur le dépouillement d’archives d’une juridiction d’exception, la Cour de sûreté de l’État, vise à comprendre la systématisation du recours à l’expertise psychiatrique dans le cadre de la répression des « ennemis publics ». Il essaie dès lors d’en dégager les conditions de po...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2017
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’article, qui s’appuie sur le dépouillement d’archives d’une juridiction d’exception, la Cour de sûreté de l’État, vise à comprendre la systématisation du recours à l’expertise psychiatrique dans le cadre de la répression des « ennemis publics ». Il essaie dès lors d’en dégager les conditions de possibilité, en insistant sur le bouleversement des logiques répressives induit par la création d’un nouveau tribunal spécialisé dans le jugement des crimes et des délits politiques. Ce faisant, il éclaire aussi les modalités de résistance à cette pratique, inédite par sa banalisation, et la manière dont elle peut être détournée par les militants. Il s’agit surtout de montrer en quoi l’expertise psychiatrique participe d’une pathologisation du militantisme radical, par des procédés complémentaires d’anormalisation/normalisation des illégalismes commis ; et, plus généralement, comment elle favorise le long processus de dépolitisation des crimes et des délits. |
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