Le « je », l’enquête et l’historien

Curieux destin que celui de l’interdisciplinarité. Sous la pression croisée d’acteurs souvent diamétralement opposés, le terme s’est depuis plusieurs années imposé comme une référence incontournable dans le monde scientifique, tout en désignant des phénomènes de plus en plus différents. Cet article...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Karila-Cohen, Pierre
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2015
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Curieux destin que celui de l’interdisciplinarité. Sous la pression croisée d’acteurs souvent diamétralement opposés, le terme s’est depuis plusieurs années imposé comme une référence incontournable dans le monde scientifique, tout en désignant des phénomènes de plus en plus différents. Cet article se propose d’étudier la manière dont cette injonction a été mise en œuvre dans une revue qui la revendique comme principe central depuis sa fondation : Genèses. À partir d’une étude bibliométrique menée sur les textes de la revue, l’article étudie en pratique comment cet échange soutenu entre les disciplines a été mis en place. Trois niveaux sont distingués : celui des sciences sociales françaises, à l’intérieur duquel la revue évolue depuis vingt-cinq ans ; celui des auteurs, dont les propriétés évoluent dans le temps et éclairent cette question ; celui des articles enfin, avec une études de l’hybridation qui peut se produire via les citations. À partir de cet observatoire particulier, l’article montre le recul de la pratique de l’interdisciplinarité dans les sciences sociales françaises depuis deux décennies.