Nouvelles exigences dans les emplois d'exécution des Services publics

RésuméEn s’appuyant sur l’observation directe et complète des épreuves orales d’un concours de facteur organisé en région parisienne en mai 2000, on montre que les discours et techniques d’évaluation caractéristiques du management des années 1990, contribuent, sous couvert de « modernisation », dans...

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Hlavní autor: Cartier, Marie
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2001
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:RésuméEn s’appuyant sur l’observation directe et complète des épreuves orales d’un concours de facteur organisé en région parisienne en mai 2000, on montre que les discours et techniques d’évaluation caractéristiques du management des années 1990, contribuent, sous couvert de « modernisation », dans le public comme dans le privé, à accroître les exigences auxquelles sont soumis les salariés d’exécution : hexis dynamique et agréable, adaptabilité, identification à l’entreprise, motivation, enthousiasme pour les activités commerciales. Les cadres de la Poste en posant pendant trente minutes aux candidats des questions relativement éloignées des contraintes réelles de l’emploi (qui consiste principalement à trier et à transporter du courrier), cherchent à anticiper leur conformité au nouvel esprit de la Poste. Si globalement, l’épreuve orale n’engendre pas de renforcement de la sélectivité du concours, elle contribue pourtant à disqualifier d’anciens ouvriers en quête d’un emploi stable. L’usure physique et morale, l’embarras généré par la situation d’entretien avec des cadres, les dévalorisent, alors qu’ils se trouvent implicitement comparés aux candidat(e)s étudiant(e)s dont les ressources culturelles valent comme des gages de docilité et de mobilité.