En Chine, entre guanxi et bureaucratie céleste
Le mode de management introduit par Lafarge en Chine est inspiré par une conception de l’exercice du pouvoir enracinée dans une vision politique occidentale valorisant l’égalité devant la loi et le libre débat. Sa réception par le personnel chinois montre comment un tel mode de management peut être...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2009
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le mode de management introduit par Lafarge en Chine est inspiré par une conception de l’exercice du pouvoir enracinée dans une vision politique occidentale valorisant l’égalité devant la loi et le libre débat. Sa réception par le personnel chinois montre comment un tel mode de management peut être accueilli dans un contexte culturel où prévaut une autre conception du pouvoir. Un système de règles appliquées avec une grande rigueur, spécialement en matière d’évaluation des performances, est reçu avec faveur par le personnel alors qu’il conduit à s’écarter fortement des pratiques usuelles des entreprises chinoises, privées ou d’État, où les solidarités entre membres de réseaux (guanxi) tiennent une place essentielle. Cet accueil favorable tient au fait qu’un tel système n’est pas étranger à l’univers culturel chinois : il prend sens en référence aux attentes traditionnelles à l’égard d’un pouvoir juste et nourricier exercé par la bureaucratie céleste. En revanche, Lafarge n’a pas réussi à faire accepter par son personnel chinois une expression directe des désaccords, entre supérieurs et subordonnés comme entre pairs : dans l’univers mental chinois, une telle expression ne trouve pas de référence susceptible de lui donner un sens positif. |
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