Vaincre les réticences des juges face à l’ordonnance de protection par la formation ?
Inscrivant dans la loi certaines revendications des associations de lutte contre les violences conjugales, l’ordonnance de protection (OP) a été présentée en 2010 comme une victoire féministe. Son succès judiciaire reste pourtant limité : peu demandée, l’OP est aussi peu délivrée par les juges aux a...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2026
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Inscrivant dans la loi certaines revendications des associations de lutte contre les violences conjugales, l’ordonnance de protection (OP) a été présentée en 2010 comme une victoire féministe. Son succès judiciaire reste pourtant limité : peu demandée, l’OP est aussi peu délivrée par les juges aux affaires familiales (JAF). L’article montre comment les artisan·es du dispositif – au sein de l’État, du Parlement et de la magistrature – ont alors investi la formation des juges aux violences conjugales comme instrument cognitif d’action publique, supposé transformer ses conditions de mise en œuvre. À partir des stages de changement de fonction dispensés aux JAF par l’École nationale de la magistrature (ENM), il analyse le contenu et les conditions de performativité de ces formations, dans un contexte où les pratiques et les représentations des juges sont fortement marquées par le poids des socialisations professionnelles en poste. |
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