Au-delà des théories de la rente et de l’externalisation de la gestion migratoire
La politique d’externalisation de la gestion migratoire de l’Union européenne et les effets de rente produits par ces négociations internationales dominent la recherche sur la politique migratoire jordanienne. Ces études remettent en question la souveraineté de la Jordanie, partant du principe que s...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La politique d’externalisation de la gestion migratoire de l’Union européenne et les effets de rente produits par ces négociations internationales dominent la recherche sur la politique migratoire jordanienne. Ces études remettent en question la souveraineté de la Jordanie, partant du principe que sa politique est le résultat d’une imposition par les pays européens, ou, au mieux, de sa capacité à en dégager des bénéfices. Cet article propose de nuancer les analyses en termes de rente et d’externalisation par l’étude de la fermeture de la frontière entre la Jordanie et la Syrie en 2016. Avec l’appui du concept de changement institutionnel tiré de la sociologie de l’action publique, nous montrons que la fermeture constitue un changement institutionnel par l’inversion de l’analyse habituelle de la Jordanie. Au lieu d’étudier la politique migratoire jordanienne comme résultant d’une délégation des pays du Nord, nous démontrons comment la décision de fermeture s’oppose aux volontés européennes, et sa mise en œuvre est internationale. En effet, l’étude des négociations entourant la décision de fermeture démontre que la décision est jordanienne, et dresse une ligne rouge sur l’accueil des exilés syriens en Jordanie. L’étude de l’étape de la mise en œuvre montre que les acteurs de l’échelle internationale sont au cœur de l’économie de la frontière par le biais du financement de la militarisation de la frontière. Le travail humanitaire déployé dans le camp de déplacés à la suite de la fermeture de la frontière démontre une autre forme de la délégation du contrôle aux agences du Nord. |
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