Solidarité ou sécurité ?
L’article interroge comment des savoirs experts produits « par le bas » participent au processus de politisation et de dépolitisation de l’action publique en matière d’immigration en France depuis 2017. Il compare l’expertise de groupes anti-migrants, qui sous le registre de la « crise migratoire »...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2023
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’article interroge comment des savoirs experts produits « par le bas » participent au processus de politisation et de dépolitisation de l’action publique en matière d’immigration en France depuis 2017. Il compare l’expertise de groupes anti-migrants, qui sous le registre de la « crise migratoire » prônent un contrôle frontalier renforcé, à celle des mouvements solidaires qui dénoncent des pratiques étatiques au nom de l’accueil. La comparaison de ces mobilisations antagonistes fait émerger des similarités importantes dans l’usage des savoirs experts dans une politique migratoire construite sous l’angle du contrôle. Dans les deux cas, la constitution d’une expertise ne se traduit pas nécessairement par de la dépolitisation et apparaît comme une ressource politique ambivalente. Elle sert avant tout à ces mouvements d’outil de légitimation pour être audible dans l’action publique. Les anti-migrants se constituent en experts par mimétisme du langage et des codes techniques de leurs adversaires dans le but d’atténuer le caractère idéologique de leurs positionnements xénophobes qui autrement manqueraient de légitimité dans l’espace public. En revanche, les acteurs solidaires mettent en avant l’expertise acquise par l’observation et la participation à la gestion étatique de l’immigration afin de repolitiser l’action publique et revendiquer davantage de participation citoyenne. |
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