Redessiner les frontières de l’État environnemental en région
RésuméL’article analyse un déplacement des frontières sectorielles dans l’État environnemental en suivant la création du ministère de l’Écologie et du Développement durable et de ses directions régionales (DREAL) entre 2007 et 2015. Portée par des acteurs politiques lors de la campagne présidentiell...
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| প্রধান লেখক: | , , |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2023
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | RésuméL’article analyse un déplacement des frontières sectorielles dans l’État environnemental en suivant la création du ministère de l’Écologie et du Développement durable et de ses directions régionales (DREAL) entre 2007 et 2015. Portée par des acteurs politiques lors de la campagne présidentielle de 2007, la réforme doit faire naître une bureaucratie faisant travailler ensemble les administrations chargées des activités productives à fort impact sur les ressources (Équipement, Industrie) et celles centrées sur les écosystèmes (Environnement) afin d’accroître la transversalité ministérielle au nom du développement durable. À partir de données d’archives et d’entretiens auprès de hauts fonctionnaires nationaux et régionaux, nous montrons, à rebours d’une approche essentialiste, l’existence de conceptions concurrentes de cette transversalité et le poids des enjeux bureaucratiques et professionnels dans la mise en place des DREAL. Dans un contexte de restrictions budgétaires, l’effort pour introduire plus de transversalité est réorienté par des jeux de compétition et d’alliance entre cadres intermédiaires et entre fiefs bureaucratiques des corps techniques de l’État. La réforme conduit à redessiner les organigrammes, regrouper les équipes de direction et unifier leurs discours mais elle laisse persister des identités professionnelles, des cloisonnements et la nécessité de coordinations internes. Les changements observés sont limités et ne répondent pas aux objectifs initiaux d’une transversalité ambitieuse et d’une administration intégrée du développement durable. |
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