Quand la sécurité maritime vire de bord
Longtemps, les pouvoirs publics français ont refusé l’externalisation de l’usage de la force armée. En 2014, l’État a initié, par une loi, un marché de la sécurité armée dans le domaine maritime, sous l’autorité d’une agence (le Conseil national des activités privées de sécurité). Cet article montre...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2017
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Longtemps, les pouvoirs publics français ont refusé l’externalisation de l’usage de la force armée. En 2014, l’État a initié, par une loi, un marché de la sécurité armée dans le domaine maritime, sous l’autorité d’une agence (le Conseil national des activités privées de sécurité). Cet article montre que ce projet a été porté par le syndicat des armateurs (les bénéficiaires de la loi), Armateurs de France, et le Cluster maritime français, prenant le rôle d’entrepreneurs politiques ( policy entrepreneur). Profitant de l’ouverture d’une fenêtre d’opportunité, du fait de prises d’otages médiatisées et d’un contexte politique favorable, les armateurs ont « codé » leur discours pour légitimer le recours au secteur privé. Entre la mise en avant de son caractère inéluctable et la réaffirmation du maintien de la prérogative régalienne de l’État à travers son action de contrôle, la mise en marché de la sécurité maritime a pris une forme hybride, à l’intersection du protectionnisme et du libéralisme. |
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