Pierre Muller (2015), La Société de l’efficacité globale, Paris, PUF
Cet article vise à questionner le diagnostic fréquemment avancé de « dépolitisation » de la régulation internationale assurée par les organisations internationales (OI), thème qui a rarement fait l’objet d’une réflexion approfondie. Basée sur une revue de la littérature de sociologie, de science pol...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2016
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article vise à questionner le diagnostic fréquemment avancé de « dépolitisation » de la régulation internationale assurée par les organisations internationales (OI), thème qui a rarement fait l’objet d’une réflexion approfondie. Basée sur une revue de la littérature de sociologie, de science politique et d’anthropologie relative aux OI, la démarche consiste donc à systématiser la réflexion sur la dialectique politisation/dépolitisation dans les OI. Les principaux vecteurs de la dépolitisation sont identifiés : le recours au registre éthique et normatif, la neutralisation politique de leur discours, et la mobilisation d’une expertise multiforme à des fins d’autolégitimation apolitique. Sont également analysées les contraintes qui jouent en faveur de la dépolitisation de l’action des OI : contraintes décisionnelles et diplomatiques liées à la structure intergouvernementale de leurs instances de décision, contraintes administratives et culturelles inhérentes à la bureaucratie des OI. Enfin, le concept de dépolitisation est discuté pour ses insuffisances : son incapacité à rendre compte du discours politisé de certaines OI et des effets de politisation ou de repolitisation induits aussi bien par les normes éthiques véhiculées que par l’expertise mobilisée. |
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