Rationalité patrimoniale familiale et activisme institutionnel : le cas du groupe Lagardère
Le capitalisme à la française a subi de nombreuses évolutions ces dernières décennies. Jusqu’à la fin des années 90, il s’agissait de maintenir la propriété dans le giron national en cadenassant le capital des plus grosses entreprises. Le retrait des investisseurs nationaux de référence a, par la su...
Saved in:
| Main Authors: | , |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2022
|
| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le capitalisme à la française a subi de nombreuses évolutions ces dernières décennies. Jusqu’à la fin des années 90, il s’agissait de maintenir la propriété dans le giron national en cadenassant le capital des plus grosses entreprises. Le retrait des investisseurs nationaux de référence a, par la suite, permis l’émergence d’un actionnariat institutionnel avec des positionnements variables, notamment au niveau des modes d’action retenus. Alors que l’activisme des investisseurs institutionnels a longtemps été proportionnel au degré d’ouverture du capital, ceux-ci prennent également position à l’heure actuelle au sein d’entreprises familiales. Se pose alors la question de l’exercice de leur activisme au sein de ces structures. Dans cette optique, les manœuvres retenues au sein du groupe Lagardère par le fonds Amber peuvent être assimilées à l’expression d’un activisme orchestré au sein de formes capitalistiques peu enclines à modifier leurs contours stratégiques. L’objectif de cet article est de démontrer que les schémas théoriques qui avaient pour objectif d’approcher les contours stratégiques des entreprises en fonction de la répartition de leur capital ne tiennent plus nécessairement. |
|---|