Point de vue : passer de la boite noire à l’innovation sociale : un défi et une responsabilité pour les écoles de management
Les écoles de management ont souvent été soupçonnées d’être « au service » des entreprises qui externaliseraient les coûts de formation de leurs futurs managers vers l’Etat ou vers les futurs salariés eux-mêmes tout en ayant une forte influence, tant sur les types que sur les contenus de formation.C...
Shranjeno v:
| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2018
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Les écoles de management ont souvent été soupçonnées d’être « au service » des entreprises qui externaliseraient les coûts de formation de leurs futurs managers vers l’Etat ou vers les futurs salariés eux-mêmes tout en ayant une forte influence, tant sur les types que sur les contenus de formation.Cette critique, parfois justifiée, est cependant inhérente à la mission des écoles de management consistant à bâtir la carrière de leurs futurs diplômés ce qui les conduit à une proximité forte vis-à-vis des entreprises. Des écoles de management sont ainsi souvent conduites à un « grand écart » pour s’accommoder des attentes et des intérêts de leurs étudiants, des entreprises et de la Société toute entière.Cependant, une évolution historique s’est produite, consistant en la reconnaissance de ce que l’entreprise n’est pas uniquement un lieu à vocation économique où des agents sociaux se rencontrent, mais aussi une institution sociale légitime créant et diffusant des normes sociales et assumant progressivement une responsabilité sociale fondée sur un développement durable. Cette évolution crée un contexte plus favorable pour que les écoles de management s’investissent sur les questions sociales sans se mettre en opposition avec les entreprises. Toutefois, il serait illusoire de mésestimer les difficultés inhérentes de ce nouveau contexte qui obligera à repenser leurs stratégies pour mieux tenir compte de leur impact social.Les signes de cette évolution sont déjà visibles : à cet égard, le programme BSIS de l’EFMD, qui évalue l’impact des business schools sur leurs territoires est particulièrement intéressant et il est révélateur que ce soit l’EFMD, le « catalyseur des évolutions des écoles de management » qui l’ait pris en charge, symptôme de l’étendue de la prise de conscience des écoles de management.Au total, ce qui se joue pour les écoles de management est de passer d’une conception shumpeterienne de l’innovation, dans laquelle il s’agit de lancer sur le marché la mise en application d’une invention en quête d’une demande solvable tout en se gardant de porter une appréciation sur cette innovation, à une démarche relevant de l’innovation sociale dans laquelle l’intérêt de la société est le premier critère à prendre en compte dans la décision comme dans la mise en œuvre de projets. |
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