Crise de la dette souveraine et marchés financiers Européens : une contribution au débat
Ce papier se veut une contribution au débat quant à la réaction des marchés financiers aux annonces de changements de notations de la dette souveraine pour le cas des pays européens les plus fragiles (Grèce, Espagne, Portugal et Italie). Notre étude porte sur la période du 1er juin 2008 au 7 juin 20...
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| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2017
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Ce papier se veut une contribution au débat quant à la réaction des marchés financiers aux annonces de changements de notations de la dette souveraine pour le cas des pays européens les plus fragiles (Grèce, Espagne, Portugal et Italie). Notre étude porte sur la période du 1er juin 2008 au 7 juin 2012, afin de tirer des enseignements de la dernière crise de la dette souveraine européenne. Nous adoptons trois approches complémentaires, à savoir l’étude d’événement, l’analyse des données de panel et une analyse comparative. Les résultats des deux premières approches montrent que (i) les marchés financiers européens réagissent aux annonces des agences de notations en matière de dettes souveraines avec un comportement asymétrique en faveur de la dégradation des notes, (ii) nous montrons le caractère contagieux dans la région étudiée, et (iii) nous concluons que les agences de notation se dotent d’un comportement pro-cyclique. Cependant, l’apport de cette analyse réside dans l’identification d’une disparité dans les réactions des marchés financiers européens aux changements des notations souveraines. En d’autres termes, la nature des réactions est spécifique à chaque marché. Nous montrons que la Grèce et l’Espagne ont des comportements similaires avant la crise de 2010. Ces deux marchés ont réagi aux changements des notations un jour avant l’annonce et le jour de l’annonce. Alors que l’Italie et le Portugal ne dévoilent pas de sensibilité particulière aux informations des agences de notation durant la période pré-crise. Pour mieux comprendre cette disparité, nous avons mobilisé une analyse comparative des principaux indicateurs macroéconomiques et financiers. Les résultats de cette analyse montrent que les principaux indicateurs pouvant expliquer cette disparité réside principalement dans la gestion des réserves officielles en devises et la stratégie de change. Ce nouveau résultat peut faire l’objet de nouvelles recherches en la matière. |
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