La geôle des mots : quelques aspects historiques des liens critiques entre psychanalyse et homosexualité

L’auteur examine les liens entre psychanalyse et homosexualités masculines à travers une lecture historique et critique, en rappelant que le terme « homosexualité » apparaît en 1869 dans un contexte militant. L’article décrit la manière dont Freud s’est saisi du lexique déjà existant plutôt que d’en...

Πλήρης περιγραφή

Αποθηκεύτηκε σε:
Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Κύριος συγγραφέας: Le Corre, Lionel
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2026
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:L’auteur examine les liens entre psychanalyse et homosexualités masculines à travers une lecture historique et critique, en rappelant que le terme « homosexualité » apparaît en 1869 dans un contexte militant. L’article décrit la manière dont Freud s’est saisi du lexique déjà existant plutôt que d’en inventer un nouveau. Le texte insiste sur le rôle fondamental de la parole et du langage dans la construction des sexualités. À l’époque de Freud, comme aujourd’hui, un foisonnement lexical témoigne de tentatives de mieux cerner les identités sexuelles. Freud, loin d’imposer un modèle normatif, a interrogé et affiné les concepts pour mieux comprendre les choix d’objet et les formations de l’inconscient. Loin de rejeter les homosexuels, la psychanalyse a historiquement bénéficié de leur participation active dans l’élaboration de ses savoirs. L’auteur critique néanmoins certaines positions psychanalytiques contemporaines. Celle de Jacques-Alain Miller qui, interrogeant l’émergence du signifiant « gay » et sa valeur militante, ignore la dimension politique du terme « homosexualité », comme du reste, celle du terme « hétérosexualité » d’abord indexé au registre des perversions ; celle, imprécise d’Élisabeth Roudinesco, qui oblitère les termes du débat à l’époque de Freud et leur politisation, bien aperçue par le psychanalyste viennois. L’auteur plaide pour une psychanalyse plus attentive aux enjeux politiques du langage et aux identifications sexuées minorisées. Le texte appelle à ne pas reconduire les préjugés et à inscrire la psychanalyse dans une démarche critique et politique.