Les corps perdus et la technologie
Cet article explore la manière dont la perte corporelle confronte le sujet au Réel traumatique là où l’image du corps se défait et où le symbolique vacille. La prothèse, en rétablissant une fonctionnalité, introduit une ambiguïté entre visible et invisible : elle peut masquer la béance ou, au contra...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
|---|---|
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2026
|
| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article explore la manière dont la perte corporelle confronte le sujet au Réel traumatique là où l’image du corps se défait et où le symbolique vacille. La prothèse, en rétablissant
une fonctionnalité, introduit une ambiguïté entre visible et invisible : elle peut masquer la
béance ou, au contraire, en raviver la violence psychique. Les patients oscillent ainsi entre
désir de normalisation et nécessité de faire reconnaître la vérité de la perte, vérité qui ne
peut être effacée sans menacer la continuité du sujet. Les situations cliniques présentées
montrent comment le « comme si » prothétique peut nier l’histoire traumatique, tandis
que la résistance à l’appareillage peut soutenir une tentative de subjectivation. Le travail
analytique vise alors à réarticuler Réel, Imaginaire et Symbolique afin que la perte devienne
symbolisable. Il s’agit de rendre possible un nouveau contour identitaire et corporel. Le clinicien accompagne ainsi l’élaboration du manque pour que le sujet puisse à nouveau s’inscrire
dans sa propre histoire. |
|---|