Une inconnue de Freud, la jouissance
La notion de « jouissance » est quasiment absente du vocabulaire freudien. Mais dans ses observations de la sexualité infantile, ce qu’il retient, c’est d’abord la recherche d’une « satisfaction » (Befriedigung) chez le nourrisson, satisfaction qui est avant tout cessation d’un déplaisir. Freud obs...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2018
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La notion de « jouissance » est quasiment absente du vocabulaire freudien. Mais dans ses observations de la sexualité infantile, ce qu’il retient, c’est d’abord la recherche d’une « satisfaction » (Befriedigung) chez le nourrisson, satisfaction qui est avant tout cessation d’un déplaisir. Freud observe ensuite l’expérience de « plaisir » (Lust) chez l’enfant, expérience qui est associée dans un premier temps à la « pulsion de genre » (Geschlechtstrieb), pulsion antérieure à la « pulsion sexuelle » (Sexualtrieb). Mais la pulsion de genre a longtemps été ignorée des traducteurs qui l’ont indûment assimilée la pulsion sexuelle, alors qu’elle la précède dans la construction du corps de l’enfant et dans sa quête d’identité.La pulsion d’emprise à laquelle l’enfant s’adonne ensuite peut l’amener à rechercher une jouissance, mais sous la forme d’une prise de pouvoir sur l’autre, avant de pouvoir parvenir à se définir et à s’accepter comme un être séparé de la mère, un être autonome dans l’élaboration de son corps propre. |
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