« Je crois en Dieu qui n’existe pas »

Un premier versant d’une psychanalyse consiste à voir chuter, au terme d’un épuisement des demandes de l’Autre ou faites à l’Autre, une croyance jusqu’alors inconsciente en la capacité de cet Autre à délivrer au sujet le signifiant de son être. Mais ce qui se révèle est le vide de cet Autre. Ce Dieu...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor principal: Lalvée, Brigitte
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2017
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-FP_034_0195
record_format cairn
spelling cairn-FP_034_0195FPFigures de la psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-figures-de-la-psy-2017-2-page-195?lang=fr https://doi.org/10.3917/fp.034.0195 « Je crois en Dieu qui n’existe pas » Lalvée, Brigitte2017 AutreDieuénonciationJeobjet apariUnvéritébetenunciationGodIobject aOneOthertruthfre Figures de la psychanalyse | 34 | 2 | 2017-08-29 | p. 195-210 | 1623-3883 FP_03461 Un premier versant d’une psychanalyse consiste à voir chuter, au terme d’un épuisement des demandes de l’Autre ou faites à l’Autre, une croyance jusqu’alors inconsciente en la capacité de cet Autre à délivrer au sujet le signifiant de son être. Mais ce qui se révèle est le vide de cet Autre. Ce Dieu supposé savoir, auquel l’analyste prêtait sa personne, est le même que celui de la science, de la philosophie. La cure fait sauter ce Dieu‑bouchon. Cependant il existe un autre Dieu, celui qui parle et dont le nom est imprononçable. Si Pascal mathématicien s’autorise du premier, c’est sur le second qu’il parie, en toute incertitude. Abandonner au hasard du jeu, cependant, fût-il calculé arithmétiquement, une vie tenue pour rien, n’est pas engager le a de la jouissance perdue, seul joint effectif d’un Je avec le langage. C’est en quoi le pari de Pascal se distingue du pari analytique, pari sur l’inconsistance de l’Autre.A first version of psycho-analysis consists of the failure of the exhaustion of the demands of the Other, or made to the Other, of an unconscious belief in the capacity of the Other to deliver to the subject the signifier of this being. What is revealed is the void of this Other. This God supposed to know, to which the analyst lends his person, is the same as the God of science and of philosophy. The cure pops the God-cork. However, there exists another God, the one who speaks and whose name is unpronounceable. If the mathematician Pascal was authorized by the first, it is with regard to the second that he wages incertitude. Abandonment to the risks of the game, however calculated arithmetically, a life held for nothing, does not engage the object a of the lost jouissance, the sole affective joint of the I with language. In this sense Pascal’s wager is distinct from the analytic wager, one made on the inconsistency of the Other. Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic Autre
Dieu
énonciation
Je
objet a
pari
Un
vérité
bet
enunciation
God
I
object a
One
Other
truth
spellingShingle Autre
Dieu
énonciation
Je
objet a
pari
Un
vérité
bet
enunciation
God
I
object a
One
Other
truth
Lalvée, Brigitte
« Je crois en Dieu qui n’existe pas »
topic_facet Autre
Dieu
énonciation
Je
objet a
pari
Un
vérité
bet
enunciation
God
I
object a
One
Other
truth
description Un premier versant d’une psychanalyse consiste à voir chuter, au terme d’un épuisement des demandes de l’Autre ou faites à l’Autre, une croyance jusqu’alors inconsciente en la capacité de cet Autre à délivrer au sujet le signifiant de son être. Mais ce qui se révèle est le vide de cet Autre. Ce Dieu supposé savoir, auquel l’analyste prêtait sa personne, est le même que celui de la science, de la philosophie. La cure fait sauter ce Dieu‑bouchon. Cependant il existe un autre Dieu, celui qui parle et dont le nom est imprononçable. Si Pascal mathématicien s’autorise du premier, c’est sur le second qu’il parie, en toute incertitude. Abandonner au hasard du jeu, cependant, fût-il calculé arithmétiquement, une vie tenue pour rien, n’est pas engager le a de la jouissance perdue, seul joint effectif d’un Je avec le langage. C’est en quoi le pari de Pascal se distingue du pari analytique, pari sur l’inconsistance de l’Autre.
author Lalvée, Brigitte
author_facet Lalvée, Brigitte
author_sort Lalvée, Brigitte
title « Je crois en Dieu qui n’existe pas »
title_short « Je crois en Dieu qui n’existe pas »
title_full « Je crois en Dieu qui n’existe pas »
title_fullStr « Je crois en Dieu qui n’existe pas »
title_full_unstemmed « Je crois en Dieu qui n’existe pas »
title_sort « je crois en dieu qui n’existe pas »
publishDate 2017
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-figures-de-la-psy-2017-2-page-195?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/fp.034.0195
_version_ 1877245930227367936