« Je crois en Dieu qui n’existe pas »

Un premier versant d’une psychanalyse consiste à voir chuter, au terme d’un épuisement des demandes de l’Autre ou faites à l’Autre, une croyance jusqu’alors inconsciente en la capacité de cet Autre à délivrer au sujet le signifiant de son être. Mais ce qui se révèle est le vide de cet Autre. Ce Dieu...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Lalvée, Brigitte
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2017
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Un premier versant d’une psychanalyse consiste à voir chuter, au terme d’un épuisement des demandes de l’Autre ou faites à l’Autre, une croyance jusqu’alors inconsciente en la capacité de cet Autre à délivrer au sujet le signifiant de son être. Mais ce qui se révèle est le vide de cet Autre. Ce Dieu supposé savoir, auquel l’analyste prêtait sa personne, est le même que celui de la science, de la philosophie. La cure fait sauter ce Dieu‑bouchon. Cependant il existe un autre Dieu, celui qui parle et dont le nom est imprononçable. Si Pascal mathématicien s’autorise du premier, c’est sur le second qu’il parie, en toute incertitude. Abandonner au hasard du jeu, cependant, fût-il calculé arithmétiquement, une vie tenue pour rien, n’est pas engager le a de la jouissance perdue, seul joint effectif d’un Je avec le langage. C’est en quoi le pari de Pascal se distingue du pari analytique, pari sur l’inconsistance de l’Autre.