L’apport politique de Jean Oury. « Je suis poumiste »

Jean Oury revendiquait être poumiste, le parti dans lequel son maître et ami François Tosquelles a traversé la révolution espagnole de 1936-1939. Pendant soixante ans, fidèle à cet engagement, il nous a offert, à travers l’expérience de la clinique de La Borde, des outils théoriques incontournables....

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Drogoul, Frank
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2017
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Jean Oury revendiquait être poumiste, le parti dans lequel son maître et ami François Tosquelles a traversé la révolution espagnole de 1936-1939. Pendant soixante ans, fidèle à cet engagement, il nous a offert, à travers l’expérience de la clinique de La Borde, des outils théoriques incontournables. Son œuvre nous rappelle sans cesse que l’homme est un être de langage, donc doué d’une capacité de transfert, mais également un être dont le travail fonde l’existence, travail qui n’a rien à voir avec le travail aliéné et ses hiérarchies, ses exclusions, son bureaucratisme. Dans les lieux psychiatriques, pour accueillir les patients, surtout les plus fragiles, les schizophrènes, il faut commencer par soigner l’hôpital. D’où l’importance des clubs thérapeutiques et du travail sur le contre-transfert institutionnel, impossible sans une remise en question radicale de la hiérarchie statuaire.