« Jihadolescence »
À partir de sa clinique avec des adolescents tunisiens, l’auteure articule comment, dans une histoire subjective marquée par une carence des Noms-du-Père, un événement de désaffiliation – déménagement, rupture dans le tissu social –, qui se surajoute à la désidentification aux figures parentales du...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2017
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | À partir de sa clinique avec des adolescents tunisiens, l’auteure articule comment, dans une histoire subjective marquée par une carence des Noms-du-Père, un événement de désaffiliation – déménagement, rupture dans le tissu social –, qui se surajoute à la désidentification aux figures parentales du fait même de l’adolescence, peut laisser des adolescents face à un réel traumatique et une angoisse d’anéantissement. Ce texte souligne l’importance à l’adolescence du tissu social et ses institutions, qui jouent un rôle majeur, positif ou négatif, dans la mesure où ils constituent un lieu possible de compensation et de réparation des blessures infantiles ; les cas cliniques présentés mettent en évidence les effets ravageurs lorsque l’adolescent ne rencontre pas de lieu pour accueillir sa parole et la reconnaître comme valable et sérieuse. Enfin, ce texte tient compte des effets transgénérationnels de l’affect de la honte. La marchandisation idéologique de l’identité dont on fait une arme de guerre vient comme une pièce de puzzle répondre à cet affect de la honte de vivre côté parental et dont les adolescents héritent. Le djihad devient ainsi une sorte de réarmement psychique, et le groupe djihadiste est le lieu d’où agir la vengeance contre « l’oppresseur anonyme ». |
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