De la mélancolie dans la psychiatrie classique : en jeu des débats
Cet article expose la naissance et la fabrication de la notion de psychose maniaco-dépressive dans l’histoire de la psychiatrie classique, à partir de Pinel. Différentes étapes sont décrites : la théorie des passions, la monomanie triste, la folie dite «circulaire», la mélancolie et le délire de Cot...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2013
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article expose la naissance et la fabrication de la notion de psychose maniaco-dépressive dans l’histoire de la psychiatrie classique, à partir de Pinel. Différentes étapes sont décrites : la théorie des passions, la monomanie triste, la folie dite «circulaire», la mélancolie et le délire de Cotard, la folie maniaco-dépressive, enfin. Il en ressort que jamais la mélancolie ne fut étudiée, que jamais non plus on ne voulut la soigner, sans articuler cette affection à un autre pôle, qui sera celui de la manie, de la stupeur, et encore de la persécution. La mélancolie a été certes envisagée comme un trouble de l’humeur, mais beaucoup de médecins psychiatres de la psychiatrie classique ont fait une grande place à toute la dimension d’une subjectivité prise dans le rapport à l’Autre. D’où l’importance des moments de persécution, ou des phénomènes d’auto-accusation. Il en ressort que la mélancolie située ainsi ne saurait se réduire à une clinique de l’humeur. |
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