Noëlle Châtelet : Entretiens avec le marquis de Sade

La parole révèle la structure, dans la psychose plus que dans la névrose, car si le névrosé dit : « Je suis malade », le psychotique fera en sorte de convaincre qu’il ne l’est pas, mais le langage, « qu’il n’habite pas » selon Lacan, le trahit. Le cas de Rosa, suivie durant son enfance et une partie...

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Main Author: Douville, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2012
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:La parole révèle la structure, dans la psychose plus que dans la névrose, car si le névrosé dit : « Je suis malade », le psychotique fera en sorte de convaincre qu’il ne l’est pas, mais le langage, « qu’il n’habite pas » selon Lacan, le trahit. Le cas de Rosa, suivie durant son enfance et une partie de son adolescence, illustre cet étrangéité du psychotique par rapport au langage, ce décalage dans la parole provoque la perplexité et l’incompréhension chez son interlocuteur. Malgré une scolarité plutôt bonne, mais en dents de scie, ses camarades, ses parents et ses enseignants savent que quelque chose ne tourne pas rond chez Rosa.