Le pianiste et son désir : du désir de la mère à l'interprétation comme désir, la construction Glenn Gould
En quoi interprétation analytique et interprétation musicale se rejoignent-elles, par-delà ce qui les sépare ? Si la première n’est pas étrangère à la musicalité, la seconde ne peut-elle se faire analytique ? C’est la question à laquelle on a tenté de répondre avec le pianiste Glenn Gould. Le style...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2011
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | En quoi interprétation analytique et interprétation musicale se rejoignent-elles, par-delà ce qui les sépare ? Si la première n’est pas étrangère à la musicalité, la seconde ne peut-elle se faire analytique ? C’est la question à laquelle on a tenté de répondre avec le pianiste Glenn Gould. Le style de son jeu, mais aussi sa conception de l’interprétation, élevée au rang d’un choix de vie et d’une philosophie, firent œuvre de séparation d’avec un désir maternel parfois apparenté au dressage. La légendaire chaise du pianiste, construite par son père, y eut son rôle déterminant : chaise indissociable du pianiste, qui donnait assiette face au corps-piano maternel et qui, toute percée qu’elle devint, du trou sans fond dont elle protégeait, finit par faire trouée symbolique. L’élection, contre le concert, du studio et de sa « sécurité matricielle », le traitement anti-pianistique du piano, détachant les sons au maximum, le choix aussi bien éthique qu’esthétique de la fugue, qui met du vide entre les voix, le nom de Bach enfin, furent les éléments de cette œuvre de restructuration plus encore que de suppléance. L’écriture contrapuntique, cette écriture métonymique d’un sujet au peu de subjectivité, fut ce S2 qui permit à Gould de ré-ancrer autrement le trait unaire pianistique, le S1 primordial maternel tyrannique et totalitaire. |
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