Entre théorie du sensible et logos esthétique : Lévi-Strauss et Merleau-Ponty
Dans cet article nous voulons montrer qu’il est possible de repérer des résonances tangibles et des échanges singuliers entre les positions de Maurice Merleau-Ponty et Claude Lévi-Strauss. Sans pour autant aller jusqu’à annuler les différences de fond, ces échanges et résonances permettent peut-êtr...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2009
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Dans cet article nous voulons montrer qu’il est possible de repérer des résonances tangibles
et des échanges singuliers entre les positions de Maurice Merleau-Ponty et Claude Lévi-Strauss. Sans pour autant aller jusqu’à annuler les différences de fond, ces échanges et résonances permettent peut-être de comprendre dans quelle mesure la référence commune à
un « esprit sauvage » pourrait signifier, selon le mot de l’anthropologue, à la fois la même
et une tout autre chose. Nous prenons plus particulièrement en considération les réflexions
de Merleau-Ponty autour de l’animalité et de la notion d’espèce dans les cours documentés dans La nature, et les pages de Lévi-Strauss consacrées aux mêmes thèmes dans Le totémisme aujourd’hui et La pensée sauvage. Pour tous les deux, l’espèce animale joue un rôle
central dans l’analyse des rapports entre l’homme et le monde naturel, rôle que de
nombreuses traditions mythiques illustrent avec force. Bien qu’ils aient des solutions et des
aspirations qui s’opposent sur de nombreux aspects, Merleau-Ponty et Lévi-Strauss apparaissent en tout état de cause engagés à sonder en profondeur un territoire commun, celui
de la relation entre expérience sensible et pensée, entre nature et culture, entre humanité
et animalité. |
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