Les lettres à Milena : tissages « magiques »
Dans la correspondance entre Kafka et Milena surgissent des « trames » entre incandescence et consumation de la lettre, notamment à partir de 1920, alors que les lettres évoluent vers une sorcellerie épistolaire. Fantômes et spectres y apparaissent crescendo. Bien plus, l’écriture mêle cartographi...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2008
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans la correspondance entre Kafka et Milena surgissent des « trames » entre incandescence et consumation de la lettre, notamment à partir de 1920, alors que les lettres
évoluent vers une sorcellerie épistolaire. Fantômes et spectres y apparaissent crescendo.
Bien plus, l’écriture mêle cartographie des corps et des lieux. La dialectique Kafka/Prague
est issue de toutes formes de projections et déplacements dans les failles de Prague, dans
un contact tragique. Le fil de la correspondance se dissout dans Prague, se tisse à travers la
tyrannie « politique » du père, le judaïsme, la constellation familiale, les objets traumatisants qui prolongent le corps de Kafka y compris dans les lettres à Milena. La possession des
lieux est-elle possession symbolique du féminin ? Kafka prend-il « possession » de Milena ?
Si Benjamin note que Kafka reste un « citoyen moderne », cet article restitue également
quelques lettres à Milena évoquant les pensées de Kafka sur la psychanalyse. |
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