La novlangue de la psychopathologie aujourd'hui
Faute de remettre en cause le pouvoir autoproclamé de l’expertise et de l’évaluation généralisée, la santé mentale redeviendrait une branche de l’hygiène publique dont la psychiatrie est issue. Elle se trouverait réduite ainsi à un dispositif biopolitique de recomposition de nos sensibilités psych...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2007
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Faute de remettre en cause le pouvoir autoproclamé de l’expertise et de l’évaluation généralisée, la
santé mentale redeviendrait une branche de l’hygiène publique dont la psychiatrie est issue. Elle se
trouverait réduite ainsi à un dispositif biopolitique de recomposition de nos sensibilités psychologiques et sociales au sein duquel nous deviendrions tous des exclus potentiels à l’intérieur de la cité.
Un tel dispositif risquerait au nom de la «science», quelque peu malmenée, de se faire le simple alibi
d’un pouvoir souverain sur ce que Giorgio Agamben nomme « la vie nue » des exclus. Lorsque la vie
et la politique s’identifient, le risque est grand de voir se développer ces totalitarismes qui font du
« biologique » cette fatalité au nom de laquelle les décisions politiques sont recodées comme des
normes « naturelles ».
Nous ne devrions pas oublier que nos décisions ne relèvent d’aucune naturalité mais procèdent
presque toujours d’actes et de paroles dont émerge notre humanité. |
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