Les choses du langage : de Saussure au structuralisme
L’exégèse saussurienne permet de reconstruire une autre histoire de la notion de structure : Disant que le langage est fait de signes, Saussure ne propose pas une autre théorie de la signification, mais attire l’attention sur le problème ontologique que posent les observables de la linguistique, d...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2006
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’exégèse saussurienne permet de reconstruire une autre histoire de la notion de structure :
Disant que le langage est fait de signes, Saussure ne propose pas une autre théorie de la
signification, mais attire l’attention sur le problème ontologique que posent les observables de la linguistique, d’où découle la notion d’identité structurale. Cependant, comme
l’a montré Jean-Claude Milner, la grammaire générative de Chomsky, déplaçant le problème au plan épistémologique, fait l’économie de toute hypothèse ontologique sur le langage, en le considérant comme une activité cognitive, faite de règles et de jugements. Cet
article montre que Saussure n’a pas ignoré une éventualité de ce genre (« grammaires
générales »), mais l’a écartée pour construire une grammaire intuitive, qui considère la
langue non comme un ensemble de règles, mais comme un « trésor » de pensées inconscientes. À travers elle, il s’agit de rendre compte de certaines propriétés empiriques du langage naturel (en particulier sa variabilité diachronique et synchronique), propriétés qui se
trouvent être celles sur lesquelles le programme génératif bute aujourd’hui. |
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