Les historiens et leurs ombres

L’historien, en tant que sujet, est lié non seulement à son passé familial mais aussi à ses connaissances. L’histoire méthodique prétendait, au début, proscrire toute subjectivité, mettant l’historien à l’écart des recherches et de l’écriture. Or les événements et l’évolution historiographiques ont...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:French Politics, Culture & Society | 40 | 2 | 2022-12-22 | p. 116-134 | 1537-6370
Egile nagusia: Bracher, Nathan
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2022
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:L’historien, en tant que sujet, est lié non seulement à son passé familial mais aussi à ses connaissances. L’histoire méthodique prétendait, au début, proscrire toute subjectivité, mettant l’historien à l’écart des recherches et de l’écriture. Or les événements et l’évolution historiographiques ont rendu caduque cette posture scientiste. Ce vingt-et-unième siècle voit les historiens s’impliquer ostensiblement dans leurs ouvrages. C’est le cas notamment avec Quelle histoire : Un récit de filiation (1914–2014) de l’éminent historien de la Grande Guerre, Stéphane Audoin-Rouzeau. Nous verrons qu’un retour sur le choc de la guerre vécu par son grand-père paternel Robert Audoin permet de comprendre l’impact effroyable mais longtemps insoupçonné que celle-ci a eu sur le reste de sa vie ainsi que sur celle de Philippe Audoin, père de l’historien. La perspective ainsi découverte jette une lumière nouvelle sur le calvaire invisible vécu par d’innombrables véterans, mais aussi sur l’orientation des recherches de Stéphane Audoin-Rouzeau.