Prendre le prestige, critiquer la formation : plusieurs générations de travailleuses subalternes de la petite enfance et leurs diplômes

Depuis une quarantaine d’années, les métiers de la petite enfance ont vécu un phénomène de « certification » qui s’est caractérisé par la mise en place de formations et de qualifications pour accéder à ces métiers. Ce processus est toujours en débats dans la sphère publique entre certains acteurs q...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Auteurs principaux: Cuny, Guillaume, Imbert, Arthur
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2026
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Depuis une quarantaine d’années, les métiers de la petite enfance ont vécu un phénomène de « certification » qui s’est caractérisé par la mise en place de formations et de qualifications pour accéder à ces métiers. Ce processus est toujours en débats dans la sphère publique entre certains acteurs qui estiment que les compétences nécessaires à l’accueil de la petite enfance sont les mêmes que celles en jeu dans la sphère domestique et les acteurs pour qui ce secteur exige des qualifications bien précises. Dans ces controverses la voix des principales intéressées est rarement convoquée. Que pensent les travailleuses de la petite enfance de cette certification ? Quels usages en font-elles ? En confrontant deux terrains de recherches sur les lycéennes du bac pro « ASSP » (accompagnement, soin, service à la personne) et sur les ATSEM (agentes territoriales spécialisées des écoles maternelles), nous montrons dans un premier temps que ces qualifications sont une ressource symbolique et culturelle, certes modeste mais utile dans les luttes de territoires professionnels. Nous pointons ensuite les résistances à ce processus, et notamment la critique de la déconnexion des savoirs transmis en formation avec les pratiques ordinaires.