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À partir du débat relancé à la fin des années 1980 sur « la fin de l’exception française », l’auteur analyse le jacobinisme non comme un bloc, mais comme une matrice ayant produit trois traditions politiques. La tradition révolutionnaire renvoie à l’éthos des jacobins (intransigeance, incorruptibil...
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| Autores principales: | , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2026
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | À partir du débat relancé à la fin des années 1980 sur « la fin de l’exception française », l’auteur analyse le jacobinisme non comme un bloc, mais comme une matrice ayant produit trois traditions politiques. La tradition révolutionnaire renvoie à l’éthos des jacobins (intransigeance, incorruptibilité, volonté d’imposer le programme), réactivé au xixe siècle puis par certains courants de gauche contemporains comme ressource de mobilisation. La tradition républicaine et étatiste prolonge l’idéologie d’une République une et indivisible, adossée à la centralisation administrative et à l’État-providence ; elle reste la plus durable, malgré les réformes et la montée de la société civile analysées par Rosanvallon. La tradition laïciste, issue du conflit État/Église, oscille entre neutralité et « religion civique » éducatrice, aujourd’hui ravivée par les débats sur l’islam, l’école et l’égalité. Dans la mondialisation et l’intégration européenne, l’auteur conclut à un déclin du jacobinisme plutôt qu’à sa disparition, car il reste politiquement résilient.
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