Fédéralisme et personnalisme (1976)
L’auteur analyse une crise de civilisation marquée par la dépersonnalisation des rapports à la nature, à la technique et aux autres, et par un langage qui réduit l’humain à des étiquettes monistes. Il relie cette crise à l’étatisme : la concentration de l’État-nation, renforcée par l’industrialisat...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2025
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’auteur analyse une crise de civilisation marquée par la dépersonnalisation des rapports à la nature, à la technique et aux autres, et par un langage qui réduit l’humain à des étiquettes monistes. Il relie cette crise à l’étatisme : la concentration de l’État-nation, renforcée par l’industrialisation, produit massification, irresponsabilité à la base et tentations totalitaires. Il critique les sources du monisme politique, notamment le rousseauisme jacobin, qui supprime les corps intermédiaires au nom d’une volonté générale, et les systèmes clos (idéologies) du xixe siècle (Hegel, Marx) où l’immanence absolutisée prépare la terreur et la « police d’État ». En réponse, il propose un personnalisme (quatre niveaux de connaissance et de prospective) et son institutionnalisation : un fédéralisme visant l’équilibre entre unité et diversité, fondé sur l’autonomie de communautés « à hauteur d’homme », la démonopolisation de l’État-nation et une fédération européenne. Il conclut en posant la question du consensus européen autour de cette doctrine.
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