Les résistances mentales à l’Europe des régions (1969)
Denis de Rougemont analyse les résistances mentales qui freinent la construction d’une Europe des régions. Il observe que l’État-nation moderne s’est progressivement érigé en « église » laïque, dotée de dogmes, de rites et d’un clergé administratif, produisant un conformisme politique et une intolé...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2025
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Denis de Rougemont analyse les résistances mentales qui freinent la construction d’une Europe des régions. Il observe que l’État-nation moderne s’est progressivement érigé en « église » laïque, dotée de dogmes, de rites et d’un clergé administratif, produisant un conformisme politique et une intolérance envers toute contestation. Cette sacralisation du national rend difficile l’acceptation d’une organisation supranationale ou fédérale, perçue comme une menace pour l’unité et la souveraineté. Rougemont soutient que le centralisme, même lorsqu’il se déplace vers de grandes métropoles, entretient les mêmes blocages. Il propose au contraire une dévolution réelle des pouvoirs, fondée sur des communautés vivantes, des régions porteuses de diversité culturelle et d’autonomie, capables de s’articuler dans un cadre européen. L’enjeu est de dépasser les réflexes idéologiques hérités du xixe siècle pour construire une Europe pluraliste, ouverte et politiquement équilibrée.
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