Convention européenne : pourquoi les anti-fédéralistes ont gagné (2003)
L’article compare la Convention européenne du début des années 2000 à la convention de Philadelphie, en montrant que, contrairement au précédent américain, le processus européen n’a pas produit un véritable saut fédéral. Le texte constitutionnel issu de la Convention demeure un traité intergouverne...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
|---|---|
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2025
|
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-EUFOR_400_0127 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-EUFOR_400_0127EUFORL'Europe en Formation https://shs.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2025-1-page-127?lang=fr https://doi.org/10.3917/eufor.400.0127 Convention européenne : pourquoi les anti-fédéralistes ont gagné (2003) Dehousse, Renaud2025 fre L'Europe en Formation | 400 | 1 | 2025-02-26 | p. 127-141 | 0014-2808 EUFOR_40056 L’article compare la Convention européenne du début des années 2000 à la convention de Philadelphie, en montrant que, contrairement au précédent américain, le processus européen n’a pas produit un véritable saut fédéral. Le texte constitutionnel issu de la Convention demeure un traité intergouvernemental, dépendant de l’unanimité des États et non d’un « peuple européen ». La réforme institutionnelle a surtout renforcé le Conseil européen et préservé l’influence des gouvernements, tandis que les avancées en matière de codécision ou de majorité qualifiée prolongent des évolutions antérieures. L’auteur explique la victoire des « anti-fédéralistes » par un climat politique méfiant envers les transferts de compétences, par la place dominante des gouvernements dans la Convention, et par l’absence de projet politique mobilisateur. Il discute enfin l’idée d’un référendum paneuropéen, en soulignant les risques de simplification abusive et de coalitions négatives, dans un système européen fondamentalement fondé sur la recherche du consensus. The article compares the European Convention of the early 2000s with the Philadelphia Convention, showing that, unlike its American predecessor, the European process did not produce a genuine federal leap forward. The constitutional text resulting from the Convention remains an intergovernmental treaty, dependent on the unanimity of the States and not on a “European people”. Institutional reform has mainly strengthened the European Council and preserved the influence of governments, while advances in codecision and qualified majority voting are a continuation of previous developments. The author explains the victory of the “anti-federalists” by a political climate of mistrust towards transfers of powers, the dominant position of governments in the Convention, and the absence of a mobilising political project. Finally, he discusses the idea of a pan-European referendum, highlighting the risks of oversimplification and negative coalitions in a European system fundamentally based on the search for consensus. Cairn restricted access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
L’article compare la Convention européenne du début des années 2000 à la convention de Philadelphie, en montrant que, contrairement au précédent américain, le processus européen n’a pas produit un véritable saut fédéral. Le texte constitutionnel issu de la Convention demeure un traité intergouvernemental, dépendant de l’unanimité des États et non d’un « peuple européen ». La réforme institutionnelle a surtout renforcé le Conseil européen et préservé l’influence des gouvernements, tandis que les avancées en matière de codécision ou de majorité qualifiée prolongent des évolutions antérieures. L’auteur explique la victoire des « anti-fédéralistes » par un climat politique méfiant envers les transferts de compétences, par la place dominante des gouvernements dans la Convention, et par l’absence de projet politique mobilisateur. Il discute enfin l’idée d’un référendum paneuropéen, en soulignant les risques de simplification abusive et de coalitions négatives, dans un système européen fondamentalement fondé sur la recherche du consensus.
|
| author |
Dehousse, Renaud |
| spellingShingle |
Dehousse, Renaud Convention européenne : pourquoi les anti-fédéralistes ont gagné (2003) |
| author_facet |
Dehousse, Renaud |
| author_sort |
Dehousse, Renaud |
| title |
Convention européenne : pourquoi les anti-fédéralistes ont gagné (2003) |
| title_short |
Convention européenne : pourquoi les anti-fédéralistes ont gagné (2003) |
| title_full |
Convention européenne : pourquoi les anti-fédéralistes ont gagné (2003) |
| title_fullStr |
Convention européenne : pourquoi les anti-fédéralistes ont gagné (2003) |
| title_full_unstemmed |
Convention européenne : pourquoi les anti-fédéralistes ont gagné (2003) |
| title_sort |
convention européenne : pourquoi les anti-fédéralistes ont gagné (2003) |
| publishDate |
2025 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2025-1-page-127?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/eufor.400.0127 |
| _version_ |
1877284550180077568 |