La CED : point de cristallisation de la politique de Konrad Adenauer
Cet article s’inscrit dans une perspective historique et politique pour désacraliser la représentation, souvent caricaturale, des manifestations d’amitié entre Français et Allemands. À l’exemple des divergences qui les ont opposés lors du « Plan Pleven », ce discours ne résiste plus à l’épreuve des...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2023
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article s’inscrit dans une perspective historique et politique pour désacraliser la représentation, souvent caricaturale, des manifestations d’amitié entre Français et Allemands. À l’exemple des divergences qui les ont opposés lors du « Plan Pleven », ce discours ne résiste plus à l’épreuve des faits. Alors que le projet de la Communauté européenne de défense représentait aux yeux du chancelier Konrad Adenauer une chance unique pour mettre la République fédérale d’Allemagne sur un pied d’égalité avec ses partenaires ouest-européens, Pierre Mendès France ne l’aimait pas. À son avis, la CED était en adéquation parfaite avec la vision européenne et étatsunienne de l’Allemagne de l’Ouest. Perçu à Bonn comme le « fossoyeur de la CED », Mendès France n’avait guère apprécié les pressions que son homologue avait exercées pour faire adopter ce texte par l’assemblée nationale. Toutefois, c’est bel et bien l’Allemagne qui se retrouva dès 1957 en position de force face à la France.
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