Essai sur le fédéralisme et les fédéralistes face à la souveraineté
Concept ambigu par excellence, la souveraineté est un fauteur de grave confusion dans le débat européen. Philosophes, juristes ou politologues en ont des définitions ou, du moins, des perceptions différentes qui n’ont d’autre but que de légitimer les idéologies de base de leurs disciplines respectiv...
Tallennettuna:
| Päätekijä: | |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2013
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Concept ambigu par excellence, la souveraineté est un fauteur de grave confusion dans le débat européen. Philosophes, juristes ou politologues en ont des définitions ou, du moins, des perceptions différentes qui n’ont d’autre but que de légitimer les idéologies de base de leurs disciplines respectives. Qu’elle soit instrumentalisée au service de Dieu, du peuple, de la science, de la modernité ou, tout simplement, des circonstances, on voudrait en bannir la référence dans un débat qu’elle désorienterait et où elle serait devenue hors de propos. Mais la souveraineté a la vie dure, tout autant que l’État auquel elle est indissolublement liée, probablement parce qu’elle est la clé de voûte de toute architecture politique globale. Le fédéralisme s’est heurté à cette réalité dont il était, par définition, la négation, et avec laquelle il a composé. Quant aux fédéralistes et aux plus intransigeants d’entre eux, ceux qui, disciples de Proudhon comme Alexandre Marc, rêvent d’une société sans État, ils n’ont échappé au problème qu’en l’ignorant ou en le contournant. |
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