La vie politique en Europe et dans le monde
Cet article examine les perspectives et les défis pour établir une coopération énergétique globale entre la Turquie et l’UE. L’argument principal est que la politique énergétique est essentiellement conduite par l’intérêt national plutôt que par les intérêts communs, ce qui empêche la consolidation...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2013
|
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article examine les perspectives et les défis pour établir une coopération énergétique globale entre la Turquie et l’UE. L’argument principal est que la politique énergétique est essentiellement conduite par l’intérêt national plutôt que par les intérêts communs, ce qui empêche la consolidation de la coopération régionale. Il existe trois mécanismes spécifiques par lesquels la prédominance des intérêts nationaux mine la coopération énergétique. Tout d’abord, la divergence des intérêts nationaux énergétiques des États membres rend difficile la mise en application d’une politique extérieure commune par l’UE. En second lieu, la Russie suit la stratégie de division ( wedge strategy), qui combine des incitations sélectives avec des instruments coercitifs pour empêcher la formation d’un bloc d’énergie anti-russe unifié au sein de l’UE. Troisièmement, la dépendance de la Turquie en matière de gaz russe limite la marge de manœuvre d’Ankara dans la politique énergétique régionale. Bloquée entre l’UE et la Russie, la Turquie cherche fréquemment à jouer les uns contre les autres. Ce balancement constant mine la crédibilité de l’engagement de la Turquie dans la coopération en matière d’énergie. |
|---|