Les institutions de l'Union européenne après le traité de Lisbonne

RésuméLa mise en œuvre des dispositions d’ordre institutionnel du traité de Lisbonne s’est heurtée à de nombreux obstacles. Outre les concessions faites à l’Irlande, qui écartent la possibilité de réduire dès 2014 le format de la Commission, elles tiennent à la fois au contrôle rigoureux exercé par...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Quermonne, Jean-Louis
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2011
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:RésuméLa mise en œuvre des dispositions d’ordre institutionnel du traité de Lisbonne s’est heurtée à de nombreux obstacles. Outre les concessions faites à l’Irlande, qui écartent la possibilité de réduire dès 2014 le format de la Commission, elles tiennent à la fois au contrôle rigoureux exercé par les cours constitutionnelles et à la montée en puissance dans différents États membres du populisme et du nationalisme. D’où une application a minima, malgré l’établissement d’un mode de législation ordinaire inspiré de la « méthode communautaire » des mesures favorisant l’intégration. Il en est résulté un renforcement des pratiques intergouvernementales qui ont profité au Conseil européen. L’inscription sur la scène européenne de la crise économique et financière déclenchée en 2008 aux États-Unis est venue ajouter paradoxalement à ces difficultés deux effets. D’une part le caractère régulier des problèmes posés a mis sur le devant de la scène les chefs d’État et de gouvernement et leurs ministres des finances. Mais, à l’inverse, au niveau de la zone euro, il a conféré un rôle de premier plan à la Banque centrale et à son président. Et la promotion suggérée dans ce cadre d’un fédéralisme économique et financier tend à soulever d’une part la question jugée antérieurement prématurée d’une nouvelle révision du traité, et d’autre part celle de la compatibilité entre un centre de gravité renforcé autour du couple franco-allemand et les autres États de l’Union. D’où la nécessité de favoriser l’avènement d’un leadership européen qui pourrait résulter de la fusion des présidences du Conseil européen et de la Commission, assorti de la formation au sein de cette dernière d’un collège restreint de commissaires, auxquels serait attribué le statut actuellement réservé au haut représentant pour la PESC.