Le traité de Lisbonne sur la voie fédéraliste ?
RésuméLa coïncidence de la période de rodage du traité de Lisbonne avec le choc de la crise financière a exacerbé le dilemme entre la voie fédérale et la dérive intergouvernementale auquel sont confrontées l’Union européenne et la zone euro. Le traité de Lisbonne pourra-t-il tenir les promesses de s...
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| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2011
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | RésuméLa coïncidence de la période de rodage du traité de Lisbonne avec le choc de la crise financière a exacerbé le dilemme entre la voie fédérale et la dérive intergouvernementale auquel sont confrontées l’Union européenne et la zone euro. Le traité de Lisbonne pourra-t-il tenir les promesses de ses innovations – président du Conseil européen et haute représentante – et de l’équilibre institutionnel entre le communautaire et l’intergouvernemental ? D’autant que dans la recherche d’une réponse à la crise, le rôle de l’Allemagne et de la France en collaboration avec le président du Conseil européen a été privilégié aux dépens de celui de la Commission.Depuis le déclenchement de la crise grecque et sa propagation au Portugal et à l’Irlande, ainsi que les risques de contagion à l’Italie et à l’Espagne, les mesures adoptées se sont avérées insuffisantes. De surcroît, l’accent a été mis sur l’austérité au détriment de la croissance. Les réticences et les atermoiements ont contribué à l’aggravation de la crise économique. Les efforts de la Commission en matière de régulation des marchés financiers, pour essentiels qu’ils soient, n’ont pas suffi à relancer l’économie de la zone euro. Le Fonds européen de stabilité financière a permis de colmater les brèches au prix de politiques d’austérité sans permettre d’éviter le risque de récession.D’où une triple nécessité : le retour à la méthode communautaire moins dépendante à l’égard des contraintes nationales ; le fédéralisme fiscal et l’émission des eurobonds dans la zone euro, soit un New Deal européen ; la révision de la prise de décision en cas de crise, voire l’instauration d’un mécanisme ad hoc susceptible de prendre des mesures d’urgence. En bref, le retour sur la voie du fédéralisme européen. |
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