Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ?
RésuméLe débat actuel politique et médiatique sur « la doctrine Obama » en matière de politique étrangère semble s’articuler autour deux interrogations principales : existe-t-il une nouvelle « grande stratégie » américaine définissant les intérêts nationaux et les instruments de puissance ( hard pow...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2011
|
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-EUFOR_360_0019 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-EUFOR_360_0019EUFORL'Europe en Formation https://shs.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2011-2-page-19?lang=fr https://doi.org/10.3917/eufor.360.0019 Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ? Dimitrova, Anna2011 fre L'Europe en Formation | 360 | 2 | 2011-06-01 | p. 19-41 | 0014-2808 EUFOR_36020 RésuméLe débat actuel politique et médiatique sur « la doctrine Obama » en matière de politique étrangère semble s’articuler autour deux interrogations principales : existe-t-il une nouvelle « grande stratégie » américaine définissant les intérêts nationaux et les instruments de puissance ( hard power, soft power) pour répondre aux nouveaux défis globaux et réaffirmer la place des Etats-Unis dans le monde ? Comment « la doctrine Obama » est-elle appliquée à des cas concrets de l’actualité récente tels que le conflit en Libye où l’intervention américaine a été définie par le président Obama comme « humanitaire » et « limitée », ou l’opération militaire au Pakistan menée par les forces spéciales américaines et conclue par la mort d’Oussama Ben Laden ? Deux écoles opposées se distinguent dans ce débat – celle des hégémonistes, qui ont été très influents dans les dernières années de la guerre froide et à nouveau après le 11 septembre 2001, représentée ici notamment par Charles Krauthammer et sa critique de la politique étrangère de B. Obama définie comme « un leadership dans les coulisses » ( leadership from behind) qui ne convient pas, selon lui, à la stratégie d’un leader ; et celle des « relativistes » dont le représentant le plus connu est certainement Joseph Nye, qui au début des années 2000 a introduit l’idée de la « relativité » de la puissance américaine face à l’ascension des pays émergents, plus particulièrement de la Chine, et qui préconise la mise en place d’une nouvelle stratégie basée sur le smart power, la combinaison intelligente du hard power et du soft power. En nous appuyant sur l’approche des relativistes, cette étude vise à démontrer que les concepts de smart power et de smart diplomacy sont au cœur de la stratégie de l’administration actuelle et que ceux-ci véhiculent une nouvelle approche de la politique étrangère des États-Unis, définie par Robert Wright comme « réalisme progressiste ».The current political and media debate about the definition of ‘an Obama doctrine’ in terms of foreign policy strategy seems to be focused on two main questions: is there really a new “grand strategy” defining US national interests and instruments of power (‘hard power’, ‘soft power’) in order to face the new global challenges and to reaffirm the place of America in the world? How ‘the Obama doctrine’ has been applied to recent events such as the conflict in Libya where the US intervention was defined by President Obama as “humanitarian” and “limited”, or US special-forces military operation in Pakistan that resulted in the killing of Osama Bin Laden? Two opposing schools of thought can be distinguished in this debate – the school of the ‘hegemonists’ that was very influential during the last days of the Cold war and then again after 9/11, which is represented here by Charles Krauthammer and his critique of Obama’s foreign policy seen as “a leadership from behind” that, according to him, is inappropriate as a strategy for a true leader, and the school of ‘relativists’ with its most prominent representative Joseph Nye, who introduced the idea of ‘relativization’ of US power at the beginning of the 2000s provoked by the rise of emerging economies, especially China, and recommended a new foreign policy strategy based on ‘smart power’, the intelligent combination of ‘hard power’ and ‘soft power’. Following the approach of the ‘relativists’, the goal of this article is to demonstrate that the concepts of ‘smart power’ and ‘smart diplomacy’ have been embraced by the current US administration and that these concepts have laid the basis for a new approach in US foreign policy that Robert Wright defined as “progressive realism”.Cairn free access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
RésuméLe débat actuel politique et médiatique sur « la doctrine Obama » en matière de politique étrangère semble s’articuler autour deux interrogations principales : existe-t-il une nouvelle « grande stratégie » américaine définissant les intérêts nationaux et les instruments de puissance ( hard power, soft power) pour répondre aux nouveaux défis globaux et réaffirmer la place des Etats-Unis dans le monde ? Comment « la doctrine Obama » est-elle appliquée à des cas concrets de l’actualité récente tels que le conflit en Libye où l’intervention américaine a été définie par le président Obama comme « humanitaire » et « limitée », ou l’opération militaire au Pakistan menée par les forces spéciales américaines et conclue par la mort d’Oussama Ben Laden ? Deux écoles opposées se distinguent dans ce débat – celle des hégémonistes, qui ont été très influents dans les dernières années de la guerre froide et à nouveau après le 11 septembre 2001, représentée ici notamment par Charles Krauthammer et sa critique de la politique étrangère de B. Obama définie comme « un leadership dans les coulisses » ( leadership from behind) qui ne convient pas, selon lui, à la stratégie d’un leader ; et celle des « relativistes » dont le représentant le plus connu est certainement Joseph Nye, qui au début des années 2000 a introduit l’idée de la « relativité » de la puissance américaine face à l’ascension des pays émergents, plus particulièrement de la Chine, et qui préconise la mise en place d’une nouvelle stratégie basée sur le smart power, la combinaison intelligente du hard power et du soft power. En nous appuyant sur l’approche des relativistes, cette étude vise à démontrer que les concepts de smart power et de smart diplomacy sont au cœur de la stratégie de l’administration actuelle et que ceux-ci véhiculent une nouvelle approche de la politique étrangère des États-Unis, définie par Robert Wright comme « réalisme progressiste ». |
| author |
Dimitrova, Anna |
| spellingShingle |
Dimitrova, Anna Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ? |
| author_facet |
Dimitrova, Anna |
| author_sort |
Dimitrova, Anna |
| title |
Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ? |
| title_short |
Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ? |
| title_full |
Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ? |
| title_fullStr |
Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ? |
| title_full_unstemmed |
Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ? |
| title_sort |
y a-t-il une « doctrine obama » en matière de politique étrangère ? |
| publishDate |
2011 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-l-europe-en-formation-2011-2-page-19?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/eufor.360.0019 |
| _version_ |
1877245913197445120 |