Y a-t-il une « doctrine Obama » en matière de politique étrangère ?

RésuméLe débat actuel politique et médiatique sur « la doctrine Obama » en matière de politique étrangère semble s’articuler autour deux interrogations principales : existe-t-il une nouvelle « grande stratégie » américaine définissant les intérêts nationaux et les instruments de puissance ( hard pow...

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Auteur principal: Dimitrova, Anna
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Résumé:RésuméLe débat actuel politique et médiatique sur « la doctrine Obama » en matière de politique étrangère semble s’articuler autour deux interrogations principales : existe-t-il une nouvelle « grande stratégie » américaine définissant les intérêts nationaux et les instruments de puissance ( hard power, soft power) pour répondre aux nouveaux défis globaux et réaffirmer la place des Etats-Unis dans le monde ? Comment « la doctrine Obama » est-elle appliquée à des cas concrets de l’actualité récente tels que le conflit en Libye où l’intervention américaine a été définie par le président Obama comme « humanitaire » et « limitée », ou l’opération militaire au Pakistan menée par les forces spéciales américaines et conclue par la mort d’Oussama Ben Laden ? Deux écoles opposées se distinguent dans ce débat – celle des hégémonistes, qui ont été très influents dans les dernières années de la guerre froide et à nouveau après le 11 septembre 2001, représentée ici notamment par Charles Krauthammer et sa critique de la politique étrangère de B. Obama définie comme « un leadership dans les coulisses » ( leadership from behind) qui ne convient pas, selon lui, à la stratégie d’un leader ; et celle des « relativistes » dont le représentant le plus connu est certainement Joseph Nye, qui au début des années 2000 a introduit l’idée de la « relativité » de la puissance américaine face à l’ascension des pays émergents, plus particulièrement de la Chine, et qui préconise la mise en place d’une nouvelle stratégie basée sur le smart power, la combinaison intelligente du hard power et du soft power. En nous appuyant sur l’approche des relativistes, cette étude vise à démontrer que les concepts de smart power et de smart diplomacy sont au cœur de la stratégie de l’administration actuelle et que ceux-ci véhiculent une nouvelle approche de la politique étrangère des États-Unis, définie par Robert Wright comme « réalisme progressiste ».