Revolution in Times of Eurosclerosis: The Case of the First Lomé Convention
RésuméCet article examine les dynamiques menant à la première Convention de Lomé conclue entre la Communauté européenne (CE) et les anciennes colonies de ses États membres. En 1975, la CE et les pays dits ACP (pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) arrivent à conclure un accord exhaustif de c...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2009
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméCet article examine les dynamiques menant à la première Convention de Lomé conclue entre la Communauté européenne (CE) et les anciennes colonies de ses États membres. En 1975, la CE et les pays dits ACP (pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) arrivent à conclure un accord exhaustif de coopération commerciale et de développement, en dépit de l’eurosclérose et de la crise économique vécues à ce moment. Cet article vise à expliquer ce paradoxe apparent. En premier lieu nous examinons pourquoi Lomé a été perçu comme un accord révolutionnaire. À cette fin, nous élaborons quatre caractéristiques de l’accord : (1) sa large étendue géographique, (2) son envergure importante, (3) le développement de son régime commercial et (4) l’engagement de la part de la CE de forger un partenariat à part égale. Ensuite, nous analysons les raisons de la CE d’inclure ces caractéristiques distinctes dans la Convention. Basée sur une recherche dans les archives de l’UE et dans quelques collections privées, cette étude aboutit à la conclusion que cet accord “révolutionnaire” ne résulte pas d’idées ambitieuses au sujet de développement, sinon qu’il provient de relations historiques et de considérations pratiques. En majeure partie, Lomé I représente la continuité des politiques antérieures de la France et du Royaume-Uni vis-à-vis de leurs anciennes colonies et ce sont justement ces deux États membres de la CE qui contribuent largement à façonner le contenu et la nature de l’accord à travers des négociations intergouvernementales. Quoi qu’il en soit, en époque d’eurosclérose, il paraît utile d’affirmer la position de l’Europe en tant qu’acteur international ambitieux comme réponse à la crise interne de légitimité. |
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