Sens et non-sens de la peine
Les manières de punir sont des « concentrés » de culture, parfois archaïques, à manipuler avec une grande prudence critique, la peine étant toujours vécue comme une absurdité. Si l’on ne fait que punir, sans se sentir tenu par l’obligation de rendre acceptable le sens de la peine, le déni de respons...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2005
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les manières de punir sont des « concentrés » de culture, parfois archaïques, à manipuler avec une grande prudence critique, la peine étant toujours vécue comme une absurdité. Si l’on ne fait que punir, sans se sentir tenu par l’obligation de rendre acceptable le sens de la peine, le déni de responsabilité se généralise. À partir de ce constat, Olivier Abel* suggère que la peine prend du temps, comme s’il y avait un travail de la peine, du côté de la victime, qui attend réparation ; du côté du détenu aussi, le travail de la peine peut produire un sens qui n’est pas donné au départ, manière pour lui de se réinterpréter lui-même, à condition toutefois que ce temps fasse une différence. |
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