Récits et images de rêves au Moyen Âge
RésuméLa conception médiévale des rêves diffère largement de la nôtre : le rêve n’y est pas une activité psychique de l’individu, mais la mise en rapport immédiate, dans le sommeil, du sujet avec les puissances de l’au-delà, positives ou négatives. D’où le souci de distinguer rêves « vrais » (d’orig...
Kaydedildi:
| Yazar: | |
|---|---|
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2003
|
| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | RésuméLa conception médiévale des rêves diffère largement de la nôtre : le rêve n’y est pas une activité psychique de l’individu, mais la mise en rapport immédiate, dans le sommeil, du sujet avec les puissances de l’au-delà, positives ou négatives. D’où le souci de distinguer rêves « vrais » (d’origine divine) et rêves « faux » (les illusions diaboliques), et la méfiance de principe à l’égard des rêves. Comme les miracles, ils permettent de légitimer toute institution, toute innovation. Le rêve est aussi le lieu de la découverte d’une forme spécifique de subjectivité : celle du sujet chrétien. Son iconographie, largement inspirée par les rêves bibliques, se caractérise par la juxtaposition, dans la même image, de la figure du rêveur et de l’objet du rêve. On ne trouve pas d’image « autobiographique » de rêve avant l’aquarelle célèbre de Dürer. Bien des images médiévales montrent pourtant que les peintres se sont aussi préoccupés d’exprimer l’expérience subjective du rêveur. |
|---|