ELLEN MCWILLIAMS. — Margaret Atwood and the Female Bildungsroman. (Aldershot: Ashgate, 2009, xii + 170 pp.)
RésuméCet article est consacré à The Sea (2005), roman de l’écrivain irlandais John Banville, et à son système de références psychanalytiques. Empruntant à Harold Bloom le concept de « lecture erronée », je montre que le récit repose sur une poétique de mésinterprétation des écrits de Freud. Alors...
Uloženo v:
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2012
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | RésuméCet article est consacré à The Sea (2005), roman de l’écrivain irlandais John Banville, et à son système de références psychanalytiques. Empruntant à Harold Bloom le concept de « lecture erronée », je montre que le récit repose sur une poétique de mésinterprétation des écrits de Freud. Alors que le narrateur remet en cause leur autorité, sa relation à l’espace et notamment à l’espace intime, semble reprendre une lecture freudienne qu’il se refuse néanmoins à faire. En m’appuyant sur l’ambivalence que Freud assigne à das Heimliche — le familier — dans son essai de 1919, « L’Inquiétante étrangeté », je cherche à montrer que The Sea fait travailler la théorie freudienne de « l’inquiétante étrangeté » sur le mode de la réticence. Elle n’est alors plus simplement une impression laissée au lecteur ; elle sert de principe organisateur qui confère au récit sa structure en contrepoints. Je finis par interroger l’impact de cette stratégie sur les notions d’ authority et d’ authorship, et les « rites génétiques » (Maingueneau) qui les constituent pour mieux mettre en évidence certaines des caractéristiques de l’écriture et de l’identité énonciative de Banville, en comparant The Sea à son roman précédent, Shroud (2002). |
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