La porosité entre jeu et travail à la maternelle en France et au Québec
Cet article analyse les relations entre jeu et travail à l’école maternelle à partir d’une enquête qualitative menée en France et au Québec. Au croisement d’une sociologie de l’école maternelle et des sciences du jeu, il cherche à comprendre comment les frontières entre activités ludiques et activi...
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| Autores principales: | , , , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2026
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article analyse les relations entre jeu et travail à l’école maternelle à partir d’une enquête qualitative menée en France et au Québec. Au croisement d’une sociologie de l’école maternelle et des sciences du jeu, il cherche à comprendre comment les frontières entre activités ludiques et activités d’apprentissage sont construites, négociées et régulées dans les pratiques en classe. Prenant appui sur l’analyse approfondie de trois situations filmées dans trois classes, il adopte une approche inductive. Les résultats montrent diverses formes de porosité entre jeu et travail à l’école maternelle. Cette porosité varie selon les situations pédagogiques, les prescriptions institutionnelles et les postures enseignantes. Trois configurations se dégagent. La première est une porosité unidirectionnelle, où le jeu est toléré dans les interstices du travail scolaire sans être reconnu comme espace d’apprentissage légitime. La deuxième renvoie à une porosité bidirectionnelle, dans laquelle les enfants réinvestissent les expériences scolaires dans leurs jeux et les enseignantes s’appuient sur ces jeux pour développer des apprentissages. La troisième, dite structurante, se caractérise par une imbrication étroite entre jeu et apprentissage, les activités ludiques constituant directement le support du développement des compétences.
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